mardi 3 janvier 2012

Nul besoin de voler pour Arsène Lupin


Réjouissez-vous, amateurs du Gentleman Cambrioleur ! Depuis dimanche, il est tout à fait légal de copier et de partager les œuvres de Maurice Leblanc, auteur de la célèbre série Arsène Lupin. Et ce en toute légalité, sans avoir peur de sanction de la part de Hadopi.

En effet, la loi sur la propriété littéraire et artistique précise que : "Au décès de l'auteur, ce droit persiste au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours et les soixante-dix années qui suivent".  Tous les écrivains et artistes morts en 1941, sont donc entrés dans le domaine public (sauf ceux mort pour la France, où il faudra encore attendre jusqu’en 2035…)

Vous pouvez donc vous procurer l’ensemble des aventures d’Arsène Lupin chez eBooksGratuits, ainsi que de nombreuses autres œuvres déjà passées dans le domaine public.

Au niveau international, plusieurs auteurs voient également leur œuvre rejoindre le domaine public :
  • Eugène Bloch
  • James Joyce
  • Virignia Woolf.

Attention tout de même, en ce qui concerne les auteurs étrangers, seul l’œuvre originale est concernée, car s’il s’agit d’une traduction, cette dernière est considéré comme œuvre à part entière, et il faut donc attendre 70 ans après le décès du traducteur.

Pour ceux qui souhaitaient donc lire l’intégral de Virginia Woolf, il va falloir affuter votre anglais.

dimanche 1 janvier 2012

Le premier jour de l'année

En ce premier jour de l'année, je me permet de vous faire un petit rappel historique. En effet, l'année civile n'a pas toujours commencée le 1er janvier.

Selon, les royaumes et les croyances, l'année pouvait commencer le 25 décembre, ou le 25 mars voir à Pâques.

De voyage dans son royaume de France, le roi Charles IX promulgua à Roussillon (au sud de Vienne dans l'Isère), le célèbre édit de Roussillon qui venait s'ajouter à celui de 1563 fait à Paris.

Dans cet édit, il était annoncé que l'année commencerai désormais le 1er janvier :
"Voulons et ordonnons qu'en tous actes, registres, instruments, contracts, ordonnances, édicts, tant patentes que missives, et toute escripture privé, l'année commence doresénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier. Donné à Roussillon, le neufiesme lour d'aoust, l'an de grace mil cinq cens soixante-quatre. Et de notre règne de quatriesme. Ainsi signé le Roy en son Conseil"

Ce n'est que 3 ans plus tard que cet édit entra en vigueur. Il fut adopté  par les royaumes chrétiens de l'époque. Et depuis ce jour, on fête le nouvel an le 1er janvier dans la plupart des pays du monde.

Voilà donc une invention française, bien plus festive et réjouissante que celle, quelques siècles plus tard, de la TVA qui elle aussi fut adoptée par une grande partie du monde....

Bonne année

Je vous souhaite à toutes et à tous, 
tous mes meilleurs voeux de bonheur, de joie et de santé pour l'année 2012.


Chat de nuit

dimanche 25 décembre 2011

Noël

Quelle journée, mes amis ! Heureusement que je vais pouvoir être tranquille pendant toute une année maintenant.

Pourtant, tout avait si bien commencé. Ce matin, à leur réveil, mes humains étaient de bonne humeur. J’ai eu droit à de nombreuses caresses et de gros câlins. Puis mon humain femelle se baissa vers le sapin pour y prendre un petit paquet. Méfiant, je sentais quand même la grosse arnaque qui se préparait, car, le bel oiseau déplumé que j’avais vu il y a quelques jours ne pouvait définitivement pas être à l’intérieur de ce minuscule paquet.

« Regardons ensemble ce que le Père Noël t’as apporté », dit-elle. Je l’a regardait tendrement, car il faut bien faire croire à nos humains qu’ils servent à quelque chose de temps en temps. Elle ouvrit le paquet, et en sortit, je vous le donne en mille, une boite d’herbe à chat !

Nom d’un tigre ! Mais, c’est que l’on se fout de moi. De l’herbe, j’en ai autant que je veux dans le jardin. Je n’ai pas besoin de cette herbe préfabriquée, par je ne sais quel riche industriel, qui se moque surement royalement de mon bien-être !

Déçu, je partais faire ma sieste matinale.

Vers 11h30, la sonnette résonna, alors que mon odorat était agréablement surpris par la douce odeur en provenance de la cuisine. Mon humain male allait ouvrir la porte, quant à moi je me dirigeais vers l’endroit d’où provenait cet effluve délicieux.

Dans le four, je découvrais le bel oiseau déplumé qui était en train de rôtir, dégageant une odeur qui venait chatouiller mes papilles. Ah, la journée commençait à prendre une bonne tournure.

Mais au même moment, la maison fut envahie par de nombreux humains de toutes tailles, dont l’un à peine plus haut que moi commença à me courir après. J’essayais bien de l’esquiver, mais ce petit démon essayait d’attraper ma queue. Je me retournais en lui montrant mes griffes et faisant le dos rond, quand il se mit à pleurer.

Je ne l’avais même pas touché. Mon humain male me prit par la peau du coup, ouvrit la porte et la referma derrière moi. Je pense vraiment, que c’est le petit humain qui aurait dû être la dehors à ma place. Les heures passèrent, je regardais tous ces humains s’empiffrer de victuailles, alors que moi assis sur le bord de la fenêtre, commençait à me demander si quelqu’un penserait à moi. Je vis mon bel oiseau me passer devant les yeux, et se faire dévorer par tous ces humains. Ah quel désespoir… quelle tristesse…  Ils ne m’en donneront même pas un morceau ces égoïstes…

C’est à ce moment que j’entendis une petite voix derrière moi. C’était un vieil humain, qui m’était inconnu. Il portait des vêtements délabrés, il sentait très mauvais, n’était pas rasé depuis plusieurs semaines, ses cheveux étaient crasseux. Il me dit de s’approcher de lui qu’il ne me ferait aucun mal. Il me caressa le poil, ses mains étaient dures et sales.

Il sortit de sa poche un morceau de journal, qu’il déplia, à l’intérieur duquel se trouvait un morceau de saumon. « On me l’a donné à la soupe populaire pour mon Noël, et je pensais le garder pour ce soir, mais je t’observe depuis quelques heures, et personne ne semble vouloir te donner à manger. Alors voilà, c’est pour toi mon minou, et joyeux Noël, je suis désolé que je ne puisse pas faire mieux que ça ». Je reniflais le saumon, et en prit un petit morceau, humm, il était bon, je commençais à en manger un peu, et je me souvins de ses paroles et je décidais de lui laisser le reste du saumon. Il sourit, je me frottais affectueusement à lui. Il reprit son morceau de saumon, et repartit comme il était venu… Pauvre homme, au moins j’avais une maison, et de quoi manger…

Joyeux Noël…..

C'est dimanche... et en plus c'est Noël

Joyeux Noël à toutes et tous.

Le chat de Simon a lui aussi décidé de célébrer Noël.

jeudi 22 décembre 2011

Un matin en enfer

Branlebas de combat à la maison ce matin. Mes humains ce sont réveillés à 5h30. J’ai fait un bond de mon panier, étant tellement peu habitué à voir du mouvement à ces heures matinales. D’ailleurs, je me demande pourquoi ils sont debout si tôt, vu la tête qu’ils font, ils auraient dû rester couchés jusqu’à 10h…

Bon, qui dit réveil de mes humains, dit croquettes fraiches dans mon écuelle. Je sors donc de mon panier, et je m’approche d’eux, me frottant gentiment à leurs jambes. Généralement, ça leur fait plaisir, et j’ai droit à quelques caresses. Mais ce matin, que nenni. Mon humain mâle me dit : « commences pas de bonne heure à te foutre dans nos pattes, c’est pas le jour. »

Quel culot, non seulement je suis réveillé au milieu d’un rêve merveilleux où le caniche de la voisine se faisait remettre en place par CatWoman, mais en plus, je suis complètement ignoré par mes humains. La journée commence bien !

Eventuellement, et après plusieurs rappels à l’ordre de ma part, on dédaigne enfin me donner des croquettes. Ce n’est pas trop tôt, j’ai failli avoir faim. 

Vers 7h, mon humain femelle se dirige vers l’antre du monstre. Oh là là. C’est mauvais signe. Je ne vous en ai encore jamais parlé, mais dans notre maison, il y a un monstre. Et malgré ma témérité, je dois bien avouer que la bête en question me terrifie. 

Voyant cela, je suis pris de panique, et cherche dans toutes les pièces s’il y a une fenêtre ouverte, ou une porte pour que je puisse aller faire un tour dehors. Je préfèrerai encore mieux me les geler dehors, plutôt que d’avoir à me cacher lors de la sortie du monstre.

Mais je suis en manque de chance. Tout est fermé. J’essaie de me cacher derrière le téléviseur lorsque la porte de l’enfer s’ouvre, et je vois mon humain qui sort le monstre qu’elle tient par la trompe. Il a toujours ce sourire idiot sur son visage, et ses yeux sont toujours fixés vers mon humain. Personnellement, je l’appelle le monstre, mais son vrai nom est Henry. Mais à mon avis, le monstre doit souffrir d’Alzheimer car son nom est écrit sur son front, au cas où il l’oublierait.

Mon humain prend la queue du monstre et l’attache au mur. Je n’ai jamais vu un animal avec une queue aussi longue, au moins 6 mètres ! Puis, elle lui donne une petite tape sur la tête, et le voilà qui se réveille dans un vacarme assourdissant. C’est que j’ai l’ouïe sensible, moi…

Le tenant toujours par sa trompe, elle commence à le diriger dans la pièce où le monstre dévore tout ce qu’il trouve sur le sol. Mon humain dit à son compagnon, que la prochaine fois qu’ils prendront un chat, il faudra qu’il ait le poil court. Comment ça, il cherche à se débarrasser de moi ? Ah, les ingrats ! D’ailleurs, le monstre avale toutes mes petites boules de poil sur son passage, il faut que je trouve une autre planque, sinon, c’est moi qui serai avalé vivant par la bête féroce.

Mon autre humain ouvre la porte du jardin, j’en profite pour m’esquiver rapidement. Ouf… je l’ai encore échappé de justesse. Je regarde par la fenêtre le monstre qui fait le tour de chaque pièce de la maison, mais ce n’est pas encore aujourd’hui que je serai à son menu.

J’espère que la journée finira mieux qu’elle n’a commencée. Quand j’y pense, mes humains ont dépensé tout leur argent en m’achetant un bel oiseau déplumé pour mon repas de Noël, et que sans mes réflexes de félins, le monstre aurait pu me manger avant que je ne puisse déguster ce bel oiseau… Décidemment, Noël, ce n’est pas de tout repos.

mercredi 21 décembre 2011

Cher Père Noël


C’est avec un peu de retard que je t’envoie ce courrier. Mais, je me dis que la plupart des autres êtres de cette planète ont du s’y prendre tellement à l’avance, que maintenant c’est peut-être plus calme, enfin, en ce qui concerne les lettres.  Je ne doute pas un seul instant que tu dois avoir beaucoup de travail pour les fêtes.

Alors, gentil Père Noël, je voudrais te dire que j’ai été très sage cette année. Pour preuve, je ne me suis pas (encore) attaqué aux guirlandes du sapin de Noël, je n’ai pas dégurgité une seule boule de poils sur le tapis Tunisien de mes humains, je n’ai pas griffé le caniche de la voisine (enfin pas sur le museau cette fois).

Comme tu peux le voir Père Noël, je suis un gentil chat. Même mes humains pourraient te le dire. Ils m’aiment tellement que hier, ils m’ont acheté pour le réveillon de Noël,  un gros oiseau déplumé avec des cuisses énormes. Je ne suis pas tout à fait sûr de quel type d’oiseau il s’agit (sans plume c’est plus difficile à reconnaitre), mais en ce qui concerne sa taille, il se situe entre le moineau et l’autruche !

J’aimerai bien que mes humains te confirment ce que je viens de t’écrire à propos de mon comportement exceptionnel cette année. Mais en ce moment, ils font des choses bizarres. Ils ont pris un saladier, qu’ils ont mis sur une casserole contenant de l’eau, casserole qu’ils ont posée sur la gazinière.

Puis dans le saladier, ils ont mis des carrés de chocolat, et ils ont attendu que cela fonde. Une fois fondu, mon humain femelle a sorti de frigo une brique de CREME FRAICHE. Bien entendu, je n’ai pas pu résister, car je pensais que c’était pour moi. Que nenni, la crème a été mise dans une casserole et sur la gazinière.

J’ai pourtant miaulé, mais elle m’a dit que la crème ce n’était pas pour moi, c’était pour les truffes. Les truffes ? Quelle truffe ? C’est quand même pas la truffe du caniche de la voisine qui va se manger ma crème. Je poussais alors un long miaulement. Mais tout cela était bien vain.

Mon humain femelle versa alors toute cette crème chaude sur le chocolat chaud, elle remua bien le tout et mis le mélange au réfrigérateur ! Mais, elle est devenue folle, pourquoi  s’est-elle embêtée à tout faire chauffer pour ensuite tout faire refroidir ? Des fois mes humains ont d’étranges comportements. 

Profitant qu’elle cherchait quelque chose dans le placard, j'aperçu dépassant de la poubelle, la brique de crème fraiche vide. J’essayais de la dégager sans succès, quand mon deuxième humain revint dans la cuisine, et me surprenant dans ma tentative de sauvetage de brique, m’en sortit aussitôt (de la cuisine).

Du coup, Père Noël, j’en profite pour te suggérer quelques petites choses qui seraient bienvenues ce 25 décembre : 
  • Assez de boites de thon pour pouvoir en avoir au moins une par jour. 
  • Un nouveau collier (mais pas antipuce car ça irrite mon pelage). 
  • Un désodorisant pour ma litière comme celui que mes humains ont dans leur toilette. 
  • Une douzaine de petites souris blanches pour que je puisse m’amuser et pas en plastique cette année, des vivantes feront très bien l’affaire. 
  • Une muselière pour le caniche de la voisine. 
  • Un bassin avec des poissons rouges. 
  • Pas besoin d’oiseau cette année, mes humains ont déjà prévu quelque chose. 
  • Et puis pour tous, beaucoup d’amour….

Merci Père Noël.

Le chat qui t’écrit de la pièce d’à côté…