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lundi 5 janvier 2015

Meilleurs voeux pour 1984



A tous mes lecteurs, je souhaite une bonne et heureuse nouvelle année. J'espère que les mois prochains vous apporteront tout ce que vous souhaitez pour vous et vos proches. Mais surtout, je vous conseille de vous renseigner pour découvrir le logiciel Tor ainsi que Tails. Car en ce début de 2015, il semblerait que notre état a mis en place une politique telle que celle pratiquée par Big Brother dans le roman 1984.


En plus d'avoir publié le décret 20 de la Loi de Programmation Militaire, permettant à n'importe quelle administration de se procurer vos données et informations sur les réseaux, ou vos communications via téléphone mobile ou fixe, notre pays a recréé les Renseignements Généraux. Sous le nom de Service central de renseignement territorial, l'état a mis en place un outil lui permettant de "s'attaquer avec plus de vigueur au renseignement de proximité ciblant la surveillance des mouvements sociaux, les dérives sectaires, les violences urbaines et l'économie souterraine ainsi que les mouvements ultras à droite comme à gauche."

En fait, on peut mettre tout et n'importe quoi dans cette formule, et avec la surveillance accrue d'internet, l'état s'est doté d'outil digne de la NSA. Tout cela pour protéger le citoyen français du terrorisme.

On ne peut être que surpris, que les médias généralistes qui vivent en partie grâce à nos impôts via d'importante subventions versées aux journalistes, n'aient pas tiré la sonnette d'alarme. Il est beaucoup plus facile de parler de buche de Noël, ou du manque de neige en station, que de faire une analyse de l'état de surveillance mis en place dans ce pays. Surtout, quand l'on dépend de ce même état pour survivre.

On peut ensuite se poser des questions sur les dérives totalitaires avec la mise en place de ces outils. On peut bien sûr nous rassurer au plus haut niveau de l'état, nous dire que ça n'arrivera pas dans notre pays. Au vu de l'histoire de l'humanité, si une dérive est possible, elle aura surement lieu. Elle sera même inévitable.

L'état a maintenant tout un arsenal pour se protéger, et empêcher toutes formes d'émeutes qui pourraient voir le jour dans les prochains mois. En effet, avec un exécutif de plus en plus mis à mal, des réformes nécessaires qui ne sont toujours pas mises en œuvres, un chômage qui ne cesse d'augmenter, tout comme les prélèvements fiscaux, il n'est pas insensé de penser que 2015 verra la rue se montrer de plus en plus virulente vis-à-vis du gouvernement. Le gouvernement, s'est donc donné les moyens de pouvoir si ce n'est de stopper toutes ces manifestations, d'au moins les prévoir, et d'en réduire l'impact.

Le plus surprenant, est que tout cela se passe sans que le peuple ne réagisse. Pauvre France, ce pays est vraiment foutu…..

mercredi 31 décembre 2014

2015 sera pire.....



2014 s'achève et je m'aperçois qu'il y a bien longtemps que je n'avais pris le temps d'écrire quelques mots sur ce blog. Le chat vivant maintenant de l'autre côté de la Méditerranée, passe plus de temps à se prélasser au soleil qu'à commenter l'actualité.  

Et pourtant, sur cette année qui vient de s'écouler, bon nombres de sujets l'ont souvent fait tiquer, voir frémir. Mais cette fois ci la coupe est pleine? Notre gouvernement vient de publier le décret relatif à l'article 20 de la loi de programmation militaire. Et il a fait cela un 24 décembre, lorsque tout le monde est plus concentré sur sa volaille de Noël et le réveillon à venir que sur ce qui est publié au journal officiel.

Entrant en vigueur au 1er janvier 2015, ce décret ouvre les vannes du droit de communication à une ribambelle d’administrations, de l’Intérieur à Bercy, en passant par la Défense. L’objectif ? Que celles-ci puissent avoir accès à tous les « documents » et aux « informations » stockés chez les hébergeurs ou transmis au travers des câbles des opérateurs télécoms, FAI, etc.

Pour cela, il suffit que les pouvoirs publics justifient de la recherche de renseignements intéressant notamment au titre de la sécurité nationale, la prévention du terrorisme, la criminalité et la délinquance organisées ou surtout de « la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France », une notion particulièrement vague. De plus tout, cela se fait bien sans l'avis d'un juge.

Et voilà un pas de plus vers la surveillance du réseau, et la restriction de notre espace de libertés. Ce décret est passé comme une lettre à la poste, les médias et les journaux ce sont bien gardés d'en parler (à la peur de perdre leur subvention). Seuls quelques sites internet ont relevé le problème. 

Problème ? Mais ce n'est pas un problème vous dira le gouvernement, c'est pour la sécurité Nationale. Oui, mais voilà, pour l'instant nous sommes encore dans une démocratie (d'apparence, j'en conviens), mais admettons que notre pays chute dans un régime extrémiste, et voilà que le pouvoir aura un outil tout prêt pour surveiller le peuple dans ses moindres recoins. Tout pourra être fiché, enregistré, catalogué, archivé numériquement. 

Et après si le peuple ne fait pas ce que le régime attend de lui, on changera le peuple. On pourra changer le contenu numérique d'une personne pour lui faire commettre un délit en changeant ses données enregistrées. Le peuple sera donc soumis : soit il suit le gouvernement et son oligarchie, soit on change ses données pour qu'il soit passible d'un délit. Et avec le nombre de lois que nous avons déjà, et certaines qui contredisent d'autres, il sera facile de trouver un délit quelconque sans même trop chercher.

Sarkosy avait déjà rêvé d'un tel système de surveillance, mais la gauche s'était révoltée à l'époque. Maintenant que celle-ci est au pouvoir, elle ne voit aucun inconvénient à voter une telle loi. Pourquoi un tel changement? Nos dirigeants doivent sentir que le vent est train de tourner pour eux, que le peuple à force d'être pris pour une vache à lait et un idiot risque de s'organiser, de faire résistance. Alors avant que ce soit le cas, il faut tout faire pour pouvoir le surveiller, voir ce qu'il prépare et le bâillonner avant qu'il n'agisse.

2015 arrive, et je ne vois rien de bon à l'horizon. Dans un pays où la justice se prononce rapidement pour les petites gens qui organise des lotos, mais n'inquiète pas le moins du monde les parlementaires qui fraudent le fisc, et autre homme politiques avec des casseroles au cul, je me demande si il n'est déjà pas trop tard.


Le peuple est-il encore capable de se lever comme un seul homme et de faire sauter le système pour créer une nouvelle démocratie plus juste et faire dégager ces mêmes politiques qui sont au pouvoir depuis 40 ans ? Pour l'instant j'en doute.

Malgré tout, je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2015….


jeudi 19 janvier 2012

Démocratie en voie de perdition...

Comment garantir le remplissage des tiroirs caisses des industriels du Groupement professionnel des Industries de Composants et de Systèmes Electroniques (GIXEL), tout en s’assurant que des méchants n’usurpent pas l’identité des gentils ?

Notre gouvernement, par l’intermédiaire de notre Superman de la Sécurité, Claude Guéant, a trouvé la solution : la création d’un fichier de 60 millions d’innocents sous prétexte de nous protéger de quelques milliers de coupables.

Ce serpent de mer qui n’arrête pas de refaire surface sous différent nom (Edwige en était un) divise l’assemblée, mais aussi la majorité.

L’ensemble des parlementaires est d’accord pour créer un fichier où serait noté les noms, prénoms, adresses, tailles et couleurs des cheveux, empreintes digitales et photographies de tous les détenteurs de carte d’identité. Le Sénat souhaite empêcher que ce fichier ne soit détourné pour une exploitation policière, alors que les députés souhaitent cette exploitation. Claude Guéant poussait alors à fond dans cette direction lors de débats en juillet 2011.

Octobre 2011, au sénat, le rapporteur UMP de cette proposition de loi, met en garde les sénateurs disant que ce fichier est “bombe à retardement pour les libertés publiques… soucieux des droits protégeant les libertés publiques, nous ne pouvons pas laisser derrière nous un fichier que, dans l’avenir, d’autres pourront transformer en outil dangereux et liberticide”.

Le texte aurait dû repasser aujourd’hui à l’assemblée. Mais le gouvernement a décidé de précipité les choses en le faisant réexaminer jeudi dernier ce qui a irrité certains membres de l’assemblée : « Cette précipitation traduit, selon nous, la volonté de passage en force du Gouvernement. Qu’il soit utilisé à des fins de gestion administrative ou à des fins de police judiciaire, nous estimons dangereux pour les libertés publiques de mettre en place un tel fichier généralisé de la population ».

L’un des problèmes de ce fichier est la notion de « lien faible » brevetée par Morpho, n° 1 mondial des empreintes digitales, et qui permet d’authentifier une personne en empêchant toute exploitation de ses données personnelles, et donc toute forme d’exploitation policière du fichier. Son inventeur lui-même ce système, le qualifiant de « système dégradé » qui n’a été adopté par aucun pays au monde, Israël y ayant renoncé à cause de son manque de fiabilité.

Le magazine Owwi souligne que « le rapporteur de la proposition de loi au Sénat avait ainsi auditionné pas moins de 14 représentants du GIXEL, contre deux représentants seulement du ministère de la justice, et six du ministère de l’Intérieur… ». Les industriels n’ont donc aucun intérêt à créer un système qu’ils ne pourraient revendre nulle part ailleurs.

Donc, jeudi dernier, le « lien fort » qui autorise l’exploitation policières des données personnelles de gens honnêtes, a été réintroduit dans la proposition de loi et cela grâce à 6 députés de la majorité pour, contre 3 de l’opposition contre. Il faut dire qu’il était midi lorsque cela a été fait, le reste des députés devaient être en train de prendre l’apéritif….

Voilà où en est notre démocratie… Six personnes décident du sort de 60 millions de citoyens.

jeudi 17 novembre 2011

Radio Taxi


Imaginez la scène : vous êtes en vacances à Oxford (Royaume-Uni) et vous avez décidé d’aller manger au restaurant avec un ami. Sachant que le repas sera copieusement arrosé, vous décidez de prendre un taxi.
Dans le taxi, la conversation avec votre ami, est très engagée. Vous parlez de tout, politique, terrorisme, religion, sport...

Dans votre chambre d’hôtel, sur le coup de trois heures du mat, vous voyez arriver les forces d’intervention de la police de sa gracieuse Majesté, qui vous emmènent de force à Scotland Yard pour être interrogé et mis en garde à vue prolongée sur votre conversation sur le terrorisme. 

Scénario fiction ? Que nenni. La BBC vient de rapporter que le Conseil municipal de la ville d'Oxford a adopté un arrêté qui fera obligation aux taxis d'enregistrer toutes les conversations de leurs passagers via une caméra de surveillance installée à l'arrière de leur véhicule.  

Une conseillère de la ville explique que « les caméras tourneront en permanence pour enregistrer l'image et le son, et que les enregistrements seront conservés sur un disque dur pendant 28 jours. Ils pourront alors être visionnés par la police dans le cas où le visionnage des enregistrements serait susceptible de les aider à résoudre une enquête. »

Bien entendu, les associations de protection de la vie privée ont été indignées par cette nouvelle mesure. La décision de la municipalité d'Ofxord va beaucoup trop loin, mais participe à la doctrine effroyable qui veut que seuls ceux qui ont quelque chose à cacher auraient intérêt à s'opposer.

Notre vie privée ne va bientôt plus avoir d’autre sens que la dissimulation de nos crimes et délits…

jeudi 10 novembre 2011

Claude dis moi la vérité…


Mardi dernier, Google a publié son dernier rapport "TransparencyReport" qui constate que la France est devenue le 3ème pays au monde le plus demandeur d'informations sur ses internautes, avec 1300 demandes de renseignements adressées à Google entre janvier et juin 2011. 

Sur cette période, la firme n'a accepté d'y répondre favorablement que dans 48 % des cas, ce qui est beaucoup plus faible qu'aux Etats-Unis (93 %), en Allemagne (67 %) ou au Royaume-Uni (64 %). Un signe, semble-t-il, que les demandes adressées par la France ont souvent été jugées abusives par Google, qui vérifie toujours le bienfondé de chaque demande.

"Notre rapport met en lumière les comportements des gouvernements, totalitaires ou pas. Nous espérons vraiment que les citoyens, les associations, les ONG vont demander des comptes aux gouvernements, pour savoir quand, comment et pourquoi ils accèdent à des informations confidentielles. C'est une question que nous voudrions notamment voir soulevée en France", disait Dorothy Chou, responsable de ce programme.

Google n'est toutefois qu'une partie de l'iceberg, et de nombreux autres acteurs constatent également une croissance globale du nombre de requêtes adressées par l'Etat. C'est notamment le cas des fournisseurs d'accès à Internet et des hébergeurs. Depuis le décret du 25 février 2011, les intermédiaires ont l'obligation de conserver un grand nombre d'informations susceptibles de permettre l'identification des internautes, et toute donnée stockée peut par ailleurs faire l'objet d'une demande de communication par l'autorité judiciaire. Ce qui est particulièrement efficace à l'heure du Cloud, où le nombre des informations personnelles accessibles à distance explose.

Du coup, mardi, le député socialiste Hervé Féron a écrit au ministère de l'intérieur pour solliciter ses éclaircissements : « M. Hervé Féron attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration sur la réclamation d'informations sur la vie numérique de citoyens à l'entreprise privée américaine Google. Dans son « rapport de transparence » détaillé, publié sur internet, l'entreprise américaine révélait récemment que le troisième pays le plus demandeur d'informations est la France, puisque les autorités hexagonales ont cumulé 1 300 sollicitations auprès de Google entre janvier 2011 et juin 2011. Cela représente 27 % de plus qu'au semestre précédent. Il lui demande si cette information est exacte et si oui, quels motifs légitiment la demande d'informations à cette entreprise américaine. »

J’attends avec impatience les réponses de Guéant, et voir si il osera nous dire que c'est pour notre bien et que si nous n’avons rien a nous reprocher nous n’avons donc rien a craindre !