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lundi 17 septembre 2012

Le retour de la taxe sur le clic



Non, ce n’est pas une nouvelle idée du gouvernement Hollande. Non, ce n’est pas un nouvel impôt. Pour une fois, c’est une grande partie des quotidiens nationaux qui demande au gouvernement d’imposer une taxe sur les liens hypertextes qui mènent à leurs articles.

Notre presse nationale déjà fortement subventionnée par nos impôts, veut donc que les Google et consorts payent "une juste rémunération" quand les moteurs de recherche pointent vers leurs sites internet. 

Et Libération de rajouter : « Le montant de cette rémunération serait fonction du nombre de clics sur le lien, et toutes les entreprises de presse (journaux, agences, pure players) en bénéficieraient, à condition d’être titulaires d’un numéro de commission paritaire. La logique est la suivante : les éditeurs s’engagent à renoncer à leur droit d’empêcher l’indexation de leurs contenus par les moteurs de recherche. »

Hors, ces mêmes journaux bénéficient également de l’indexation de leur contenu dans les moteurs de recherches. Sans ses liens, nombres d’articles parus sur leurs sites respectifs resteraient certainement dans les oubliettes d’internet.

Aucun pays au monde n’y avait encore pensé. Et cela pourrait donner des idées à d’autres. Imaginez donc la RATP qui pourrait un jour être taxée pour financer la valeur ajoutée produite par les lieux touristiques qu’elle dessert. On marche vraiment sur la tête. Cela ressemble plus à une proposition désespérée liée au désarroi de la presse écrite face à leurs difficultés financières.

Alors, si j’étais Google ou tout autre moteur de recherche, et si une telle taxation venait à voir le jour, j’arrêterais d’indexer des liens vers de tous ces journaux. Ils auront surement beaucoup plus à y perdre que Google….

dimanche 20 mai 2012

Hollande grand patron des médias


C’est la question que je me suis posé en voyant ce qui s’est passé à Camp David vendredi.

Alors que le président Obama accueille tous ses invités, un et un seul se fait remarquer plus que les autres. Et c’est bien sûr notre tout nouveau président, tellement frais, que l’on se demande s’il n’est pas encore dans son emballage.

Il s’agissait d’une réunion autour d’un diner,  et contrairement à tous les autres participants masculins, notre président est arrivé avec une belle cravate noire (pensait-il aller à un enterrement ?).

Monsieur Obama, lui dit alors «François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate!». Ce à quoi notre président lui répond en anglais : «Pour ma presse!». Monsieur Obama rajoute en boutade «Pour ta presse, il faut que tu présentes bien».

Monsieur Hollande serait-il devenu grand patron de la presse française ? A-t-il peur de décevoir ses alliés médiatiques qui pendant cinq ans ont cassé du sucre à tout va sur le dos de Sarkosy ?

Il est vrai que pour le moment, la presse française (enfin une grande partie) est aux petits soins pour notre président. Mais, je ne pense pas que le fait de ne pas mettre une cravate aurait été remarqué.

Quant à sa réponse « pour ma presse », cela veut tout dire. Notre président se considère-t-il comme le patron de la presse française ? De toute manière, on s’en doutait déjà. Il ne fait que nous le confirmer.