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samedi 19 mai 2012

Tremblez patrons...


Suite à la formation du gouvernement Ayrault, les médias ce sont empressés de souligner la parité des sexes, et des équilibres des courants du PS. Pourtant, personne n’a évoqué le fait qu’il n’y a pas de parité dans le domaine économique. 

A l’exception de Najat Vallaud-Belkacem, nommée Ministre du droit des femmes, et porte-parole du gouvernement, tous les autres membres de ce gouvernement, sont des proches du nouveau président, ou des énarques. Aucun ministre régalien, n’a connu la vie des marchés et des entreprises.

Il me semble pourtant qu’avant de partager la richesse, il faut d’abord pouvoir la créer. Et que ceux sont les entreprises, avec l’aide de leurs employés, qui la crée.

Or, dans un contexte économique plus qu’incertain, n’est-il pas dangereux de voir qu’il n’y a personne issue du monde économique dans ce gouvernement ? Tous les patrons ne sont pas de droite, et c’est d’ailleurs une bonne chose. Mais il me semble qu’il y a un danger de voir que notre pays est dirigé par d’anciens énarques, une école on apprend entre autres aux élèves que les Français sont incapables de se gérer eux-mêmes et qu’il faut les organiser à leur place.

Vous allez me répondre qu’ils ne sont que 4 à avoir fait l’ena. Oui, mais ils sont à des postes très importants : Président de la république, ministre de l’économie, ministre des affaires étrangères et ministre du travail. Quant aux autres, ce sont d’anciens hauts fonctionnaires, des enseignants, des personnes issues de  professions libérales…

Que ces personnes pensent que de par leurs études, le passage par le marché est facultatif, est une opinion légitime. Mais, je ne pense pas qu’ils savent ce que veut dire se battre pour gagner un marché, ni qu'ils en connaissent les problèmes, et encore moins qu'ils sachent ce que peut représenter pour une entreprise, un manque de trésorerie.

Dans ce contexte, le monde de l’entreprise doit commencer à trembler, et doit se demander comment les choses vont s’améliorer pour eux. Je ne parle pas des grands groupes tel que Total ou Bouygues, mais des petites entreprises qui sont les vrais créateurs d’emploi de notre pays, et qui ont déjà du mal à survivre aujourd’hui. 

Si nos dirigeants n’ont aucune idées de leurs problèmes, on est pas prêt de voir le bout du tunnel…

samedi 14 janvier 2012

AA+


Vous devez bien vous en douter, le chat est plus un expert en matière de souris que d’économie. Pourtant ce matin, je m’interroge sur les propos de nos politiciens à 100 jours d’un scrutin qui risque d’être fort intéressant. 

Il y a de cela quelques semaines, nos dirigeants nous infligeaient un nouveau plan d’austérité budgétaire pour envoyer des « signes forts »  à quelques gugusses enfermés dans des tours Américaines qui se permettent de noter tout et n’importe quoi.

On nous disait qu’il fallait tout mettre en œuvre pour préserver notre triple A. Que c’était important pour la France, pour l’Europe, pour l’Euro, pour le FESF (fond de sauvetage de la zone Euro). Qu’il ne fallait pas que notre pays soit dégradé…  On nous promettait presque l’enfer (pour un chat l’enfer ressemble à un champ sans souris, peuplé uniquement d’énormes chiens aux dents affutés et qui sont affamés…)

Certains dirigeants de partis politiques, nous disaient que ce n’était pas à une agence de notation d’influencer l’économie d’un pays. On se souvient également d’un Monsieur Mélenchon apportant un triple A bien français aux bureaux d’une de ces agences : une bonne andouillette AAA.

Vendredi 13 octobre 1307 : Sous l’ordre du roi Philippe le Bel, tous les Templiers de France sont arrêtés. Nombres d’entre eux seront ensuite jugés et exécutés pour des crimes imaginaires… A partir de ce jour, le vendredi 13 est devenu une journée porte-malheur chez certaines personnes superstitieuses…

Vendredi 13 janvier 2012 : Standard and Poor’s, agence de notation dégrade la note française de la France en AA+. La malédiction du vendredi 13 continue….

Depuis hier soir, les mêmes dirigeants qui nous avaient prédit la fin du monde, nous disent maintenant que la dégradation de notre note n’est pas un problème, que cela avait été anticipé dans le budget 2012, que cela ne va rien changer à notre vie, ni à nos finances…

Alors pourquoi autant de bruits de casseroles, pourquoi autant de scénarios apocalyptiques ces derniers mois ? Hier, Monsieur Baroin, disait sur France 2 que les USA avaient perdu leur triple A, et que pourtant ce pays n’est pas en ruines…

Ce matin nous avons le PS qui dit que c’est l’échec de Sarkosy, l’UMP dit que tout a commencé avec la crise de 2008 dont la cause était les banques Américaines, Le Pen nous dit que c’est la fin de l’Euro, pour Bayrou nous allons en souffrir symboliquement et politiquement…

A coté de chez nous, la possibilité d’une faillite de la Grèce revient au grand galop, les banques souhaitant revenir sur leurs accords…

Pour Napoléon I , la période des 100 jours c’était achevé par la bataille de Waterloo, et la fin de l’Empire. Quand sera-t-il pour notre Président ? Ces 100 prochains jours vont être très intéressants, ça, au moins c’est sûr.

jeudi 24 novembre 2011

Du fric dans les nuages


La loi Lang de 1985 a créé la fameuse "rémunération pour copie privée"  qui se devait être une nouvelle source de revenus pour les auteurs, et compenser les pertes réelles ou supposées liées à la copie des cassettes audio et l'enregistrement des bandes FM. De nos jours, cette taxe est complètement décriée, attaquée sur le plan juridique et peine à garder sa légitimité.

Il faut dire qu’à l’ère du tout numérique, les choses ne sont plus comme à l’époque des cassettes que l’on se passait dans la cour de récré. En fait, la taxe n’est plus qu’une rémunération de l’industrie culturelle.

Et cette dernière, ne manque décidément pas d’idée pour trouver de nouveaux moyen de prélever  quelques de nombreux euros. Dans sa ligne de mire, le cloud computing (le nuage), Il ne s'agit plus de rémunérer la copie, puisqu'il n'y en a par définition qu'une seule dans le cloud computing, mais bien l'interopérabilité qui permet d'écouter ou regarder une même oeuvre sur différents supports sans avoir à la racheter.

Mme Thoraval, dont j’ai parlé récemment a déclaré : « Ces défis sont d’abord d’ordre technologique, avec le développement du numérique et du cloud computing qui consiste à déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques, traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste client de l’utilisateur. Le cloud computing remet en cause les fondements de la rémunération pour copie privée sur deux points essentiels. Il prive la rémunération pour copie privée de son assiette puisque les fichiers copiés ne sont plus stockés sur des supports physiques, mais à distance par le biais de services comme iMusic, iCIoud ou Google Music. Le cloud computing rend en outre inopérante la notion d’usage à des fins privées puisque les contenus – livres, musique, vidéos, logiciels – sont accessibles sur tous les écrans connectés qui entourent l’utilisateur, où qu’il soit dans le monde. »

Notre ministre de la culture est lui aussi sur le coup.

Bien sûr, il va être difficile de savoir quoi et comment taxer. Quelle sera la base juridique pour rémunérer ce qui ne sera plus une reproduction, mais une simple transmission de flux ? Comment s’assurer du versement de la taxe pour les services hébergés hors de nos frontières ?

Le sujet est fort complexe, mais la volonté de nos dirigeants est de bien y arriver, quitte à pondre une loi telle qu’hadopi.

Aller, je fais une petite proposition pour l’industrie culturelle : après avoir taxer les supports d’enregistrements numériques, clés usb, disques durs externes, téléphone, GPS, télévision avec disques durs (et j’en oublie), et maintenant que vous allez taxer les flux, je vous propose une taxe EDF, puisque que sans toute cette électricité, on ne pourrait pas copier quoi que ce soit….

mercredi 23 novembre 2011

Managers français taclés par The Economist


Le magazine britannique The Economist a publié cette semaine un article sur The French Way of Work. Il en profite pour égratigner le travail à la française. Et pour un magazine provenant d’un pays bien plus libéral que le nôtre,  on peut être surpris par le résultat de cette analyse du fonctionnement de nos entreprises.

Malgré des initiatives telles que « J’aime ma boite », seulement 64% des français aiment leur entreprise. Ils seraient donc globalement satisfaits de leurs missions, mais c’est la façon dont elles sont données qui leur posent problème. L’image qu’ils se font de leur entreprise en prend donc un sacré coup. Deux employés sur cinq n’aimeraient pas leurs managers.

Selon le magazine, «la France se situe dernier des dix pays de l'opinion des travailleurs envers la direction de leur entreprise, selon un rapport de 2007, alors que les deux tiers des employés américains, britanniques et allemands disent qu'ils ont des relations amicales avec leur supérieur hiérarchique, moins d'un tiers des travailleurs français confirment ce sentiment »

Pour The Economist, le problème de fond serait la formation des managers français qui sont trop vite parachutés à la tête des grands groupes, trop distants avec leurs équipes et déconnectés des tâches concrètes de l’entreprise. «Le problème avec les salariés français ce n'est pas qu'ils sont fainéants, mais qu'ils sont mal gérés», explique le magazine. Ces managers sortis de grandes écoles, n’auraient pas passés assez de temps sur le terrain, parmi leurs subordonnés.

Le magazine pointe aussi du doigt le système de pistons et des compétences peu valorisées, provoquant un sentiment de déception chez les employés.

Sentiment de déjà vécu pour certains d’entre nous….


mardi 1 novembre 2011

Tous à table… ette


Tablette Archos 9
Il y a de cela quelques semaines, le ministère de l'Enseignement supérieur, en partenariat avec Orange, avait annoncé qu'à partir du vendredi 30 septembre, tous les étudiants de France pourraient disposer d'un tarif préférentiel pour acquérir une tablette multimédia en souscrivant un abonnement de l'ordre de 1€/jour pendant deux ans.

Le principe est le même que pour les téléphones portables, le forfait d’environ 30€ par mois permet d’acheter la tablette en question. Une offre bien alléchante…

Orange a sauté sur l’occasion pour proposer soit l’IPad 2, soit le Samsung Galaxy Tab. Ces deux tablettes sont très complètes et ont conquis de nombreux acheteurs.

Mais voilà, qu'ici en France, notre beau pays, nous avons un constructeur de tablettes qui reçoit régulièrement les éloges du monde informatique pour ces produits : Archos.

Archos a donc été choqué par cette annonce, vu qu’il n’a pas été contacté par Orange pour faire partir de cette offre. Henri Crohas, président d’Archos, s'insurge : "On subventionne des offres étudiants en écartant Archos alors que nous avons la deuxième part de marché en France derrière Apple et devant Samsung, que nous sommes leaders sur le marché des tablettes sous Androïd. En fait, Orange ne veut pas d’Archos : tous les ans, on leur présente notre nouvelle gamme, à tous les niveaux du groupe, mais à la fin, c’est Samsung qui gagne. Je pense qu’Orange est un gros corps mou, verrouillé par Samsung à tous les étages".

Du coup Archos va faire encore mieux qu'Orange, il confie dans Le Parisien : "Je propose donc de faire mieux qu’Orange : la tablette à 0,50 € par jour, abonnement compris, et je lance un appel à tous les opérateurs intéressés."

Bouygues a répondu à Archos, et propose donc une offre à 19,90€/mois (soit 0,66€/jour), où les étudiants pourront profiter d'une tablette Archos 80 G9, d'une clé 3G+ et d'un crédit de 1Go de données (débit réduit au-delà). Bouygues Telecom ne limite pas le nombre d'étudiants pouvant souscrire à cette offre, qui sera mise en vente sur le site de l'opérateur début novembre et disponible jusqu'au 15 janvier 2012.

Henri Crohas a en rajouté une couche en déclarant : "Voir une offre du gouvernement faire la promotion de deux concurrents d'Archos (l'iPad 2 d'Apple et la Galaxy Tab de Samsung) je trouve ça lamentable." Sa réaction ne s'est donc pas fait attendre.

C'est quand beau de voir que dans notre pays, des entreprises nationales supportent à fond d'autres entreprises du cru....