mardi 20 décembre 2011

J-4

Après une nuit agitée à cause de lumières clignotantes de toutes les couleurs dans ma chambre (le salon), mes humains sont partis de bonne heure ce matin, avec sous les bras, quantité de sacs vides.

Enfin un peu de paix et tranquillité pour vaquer à mes occupations favorites : manger des croquettes, dormir, toilettage, dormir, litière, regarder les moineaux à la fenêtre, dormir….

Alors que la nuit venait de tomber sur notre ville, je fus réveillé en sursaut de ma douzième sieste de la journée, par l’arrivée soudaine de mes humains.

Les sacs n’étaient plus vides, et votre narrateur décida qu’il était temps de faire une petite inspection. A peine m’étais-je avancé vers le premier sac posé à terre, que mon humain male me dit de foutre le camp, qu’il était fatigué par toutes ces heures passées dans des magasins qui étaient plein de monde et de gamins braillards. Ah…  mon humain, lui, il a bien compris l’esprit de Noël…

Je m’assois donc gentiment voyant entrer mon autre humain qui elle aussi avait un nombre incroyable de sacs tous plus pleins les uns que les autres…

Il doit bien y avoir quelque chose pour moi dans tout ce bazar. Je décide donc de m’approcher d’un autre sac, choisi au hasard. Quand je dis hasard, j’ai tout de même choisi celui où une énorme cuisse d’une volaille déplumée avait attiré mon attention. Autant qu’à faire, pourquoi ne pas choisir celui qui semble être le plus prometteur ?

A peine m’étais-je approché du dit sac, que je sentis le sol se dérober sous mes pieds, une main entourant mon ventre, et je me retrouvais tout d’un coup nez à nez avec mon humain male qui d’une voix exaspérée me dit que ce n’était pas le moment de venir fouiner dans les sacs, que je n’avais aucune considération pour eux après tout ce qu’ils avaient subi durant la journée.

Et je me retrouvais, une fois de plus, dans la pièce d’à côté tandis que mes humains vidaient leurs sacs.

Ils sont vraiment trop sympa mes humains. Ils se sont donnés tant de peine pour me trouver un énorme oiseau sans plume pour mon Noël. Ils sont vraiment plein de considérations. Vivement Noël, je m’en lèche déjà les moustaches de ce bel et gros oiseau…

lundi 19 décembre 2011

Plus que quelques jours...

... avant que le chat n'ouvre ses cadeaux sous le sapin artificiel... Oui, un sapin artificiel, car ayant tendance à grimper aux arbres, mes humains ont décidé après deux essais infructueux (toutes les épines de l'arbre étaient sur le sol deux semaines avant Noël), de ne pas détruire un arbre, et ont acheté un sapin à monter soi même, en plastique.

Chaque année, c'est le même rituel, une grosse boite (j'adore les boites, j'y passe des heures entières à dormir) sort du placard, puis, mes humains passent une demi heure à redresser les fausses épines de l'arbre. J'aimerai bien qu'ils me brossent avec autant d'entousiasme !

Ensuite, ils mettent les boules, les guirlandes, et c'est généralement à ce moment que je me trouve expulsé dans la pièce d'à coté ! Comment pourrais-je résister à ces petites choses brillantes, qui pendouillent et ne demandent qu'à être utilisées...

Puis, là c'est le mystère... J'entends mes humains qui crient l'un contre l'autre à propos d'une boule mise à la mauvaise place, ou d'un ange caché par la guirlande. Et puis tout d'un coup, mon humain masculin, pousse un gros coup de colère ! Les lumières ne fonctionnent plus !

Tant mieux, car ce n'est pas eux qui doivent essayer de dormir toute la nuit dans le salon, avec des flashes de toutes les couleurs qui n'en finissent pas de clignoter !

Après quelques heures, mes humains m'ouvrent la porte du salon pour m'inviter à venir admirer leur sapin. Avec tous les efforts qu'ils y ont mis, je me dois de faire un petit tour, tout en touchant du bout de ma patte une boule.

Bon, il n'y a rien sous l'arbre pour le moment, pas de boite de thon, ni de croquette, encore moins de nouveau joujou.

Il va falloir attendre dimanche, et si comme moi vous ne savez pas quoi faire durant le réveillon, connectez vous sur le site du père Noël, pour suivre son périple tout autour du monde....

dimanche 18 décembre 2011

Cest dimanche...

Le chat de Simon essaie de faire une petite sieste, mais son petit compagnon n'est pas du même avis....

jeudi 15 décembre 2011

Sarkosy convoqué par Hadopi ?


Et si le plus gros pirate sur internet n’était autre que notre président de la république ?

Un site internet, peut regardant sur la vie privée des internautes, a archivé et rendu public sur internet les téléchargements peer to peer repérés sur Bittorrent.

Bien entendu, certains ont décidé d’essayer de retrouver à qui appartenait une adresse IP répertoriée sur ce site. TorrentFreak a par exemple trouvé de méchants pirates du côté de chez Universal, Sony ou la Fox.

Plus près de chez nous, un internaute aurait réussi à retrouver sur ce site internet, l’adresse IP correspondant à l’Elysée !

Parmi les éléments téléchargés illégalement, on retrouve des films, de la musique (The Beach Boys) ou encore des livres (bon, ce ne doit pas être Nicolas…).

Mais, ce n’est pas une preuve, car les  adresses IP ont pu apparaître dans les trackers sans qu'elles soient réellement utilisées pour pirater, ou être attribuées à d'autres internautes. Et là, est bien le problème de Hadopi.

Je doute que le locataire de l’Elysée ne soit très inquiété vis-à-vis d’Hadopi, mais s’il s’agissait de vous ou moi, quand serait-il ?

lundi 5 décembre 2011

Hommage à Louise


Partie ce matin rejoindre sa maman et son chaton. Merci pour tous les moments de bonheur partagées avec nous.

lundi 28 novembre 2011

Blé, maïs et autres semences soumises à la taxe sur la copie privée !


Non, vous ne rêvez pas, et je n’ai pas fumé de la moquette ce matin. Vous savez que je parle assez souvent des lois relatives à internet, ou à la copie privée.

Et bien voilà que les agriculteurs risquent d’être eux aussi soumis à cette loi. Une proposition de loi est faite en ce moment pour réguler une taxe de « copie » sur les semences.

Explication : Le code de la propriété intellectuelle prévoit en effet aux articles L623-1 et suivants la possibilité pour celui qui invente une nouvelle variété d'obtenir un "certificat d'obtention végétale" (COV). Celui-ci a pour effet de conférer à son titulaire, pendant 25 ou 30 ans selon le type de végétal concerné, un droit exclusif à produire et commercialiser la plante, ainsi que tout élément qui en permet la reproduction ou la multiplication. L'article L623-25 précise que "toute atteinte portée aux droits du titulaire d'un certificat d'obtention végétale constitue une contrefaçon engageant la responsabilité civile de son auteur".

Ce texte a provoqué la colère des agriculteurs, qui pensent que l’industrie des semences souhaite les rendre dépendant à leurs sociétés. Le texte de loi précise d’ailleurs que lorsque des récoltes ont été faites sans l'autorisation du titulaire du COV, le droit exclusif s'étend "au produit de la récolte" et aux "produits fabriqués directement à partir d'un produit de récolte de la variété protégée". Il interdit donc d'utiliser une partie de la récolte pour ressemer l'année suivante, ou d'échanger des semences entre fermes, et menace de rendre invendable toute production qui n'est pas en règle.

De plus, l’article 14 du texte dispose en effet que pour certaines espèces (mais pas toutes), "les agriculteurs ont le droit d'utiliser sur leur propre exploitation, sans l'autorisation de l'obtenteur, à des fins de reproduction ou de multiplication, le produit de la récolte qu'ils ont obtenu par la mise en culture d'une variété protégée". Mais dans ce cas, "l'agriculteur doit une indemnité aux titulaires des certificats d'obtention végétale dont il utilise les variétés". Le système existe déjà pour les récoltes de blé tendre, et serait ainsi généralisé à l'ensemble des 21 espèces concernées par la loi.

On peut comprendre la colère des agriculteurs, sachant que le montant de cette redevance devrait être de 15%.

La seule bonne nouvelle de cette loi, est que le droit exclusif des titulaires de COV ne s’étendra pas « aux actes accomplis à titre privé à des fins non professionnelles ou non commerciales », ce qui revient à légaliser la reproduction et le partage des semences par les particuliers lorsqu'ils sont réalisés sans but lucratif. Donc, vous pourrez toujours faire pousser vos tomates et courgettes, pour ensuite les offrir sans devoir quoi que ce soit à quiconque.

Cette proposition a d’ailleurs donné des idées aux socialistes qui devraient formuler dans leur programme, une proposition concernant les échanges de fichiers sur Internet qui seraient légalisés dès lors qu'ils sont réalisés hors de l'espace marchand.

On peut surtout se demander où toutes ces histoires de taxes plus ridicules les unes que les autres vont nous mener ? Le jardinier devra-t-il payer à chaque bouture de rose ? L’éleveur à chaque naissance d’un agneau ?

" Quand le pillage devient un moyen d'existence pour un groupe d'hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie. " (Frédéric Bastiat)

jeudi 24 novembre 2011

Du fric dans les nuages


La loi Lang de 1985 a créé la fameuse "rémunération pour copie privée"  qui se devait être une nouvelle source de revenus pour les auteurs, et compenser les pertes réelles ou supposées liées à la copie des cassettes audio et l'enregistrement des bandes FM. De nos jours, cette taxe est complètement décriée, attaquée sur le plan juridique et peine à garder sa légitimité.

Il faut dire qu’à l’ère du tout numérique, les choses ne sont plus comme à l’époque des cassettes que l’on se passait dans la cour de récré. En fait, la taxe n’est plus qu’une rémunération de l’industrie culturelle.

Et cette dernière, ne manque décidément pas d’idée pour trouver de nouveaux moyen de prélever  quelques de nombreux euros. Dans sa ligne de mire, le cloud computing (le nuage), Il ne s'agit plus de rémunérer la copie, puisqu'il n'y en a par définition qu'une seule dans le cloud computing, mais bien l'interopérabilité qui permet d'écouter ou regarder une même oeuvre sur différents supports sans avoir à la racheter.

Mme Thoraval, dont j’ai parlé récemment a déclaré : « Ces défis sont d’abord d’ordre technologique, avec le développement du numérique et du cloud computing qui consiste à déporter sur des serveurs distants des traitements informatiques, traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste client de l’utilisateur. Le cloud computing remet en cause les fondements de la rémunération pour copie privée sur deux points essentiels. Il prive la rémunération pour copie privée de son assiette puisque les fichiers copiés ne sont plus stockés sur des supports physiques, mais à distance par le biais de services comme iMusic, iCIoud ou Google Music. Le cloud computing rend en outre inopérante la notion d’usage à des fins privées puisque les contenus – livres, musique, vidéos, logiciels – sont accessibles sur tous les écrans connectés qui entourent l’utilisateur, où qu’il soit dans le monde. »

Notre ministre de la culture est lui aussi sur le coup.

Bien sûr, il va être difficile de savoir quoi et comment taxer. Quelle sera la base juridique pour rémunérer ce qui ne sera plus une reproduction, mais une simple transmission de flux ? Comment s’assurer du versement de la taxe pour les services hébergés hors de nos frontières ?

Le sujet est fort complexe, mais la volonté de nos dirigeants est de bien y arriver, quitte à pondre une loi telle qu’hadopi.

Aller, je fais une petite proposition pour l’industrie culturelle : après avoir taxer les supports d’enregistrements numériques, clés usb, disques durs externes, téléphone, GPS, télévision avec disques durs (et j’en oublie), et maintenant que vous allez taxer les flux, je vous propose une taxe EDF, puisque que sans toute cette électricité, on ne pourrait pas copier quoi que ce soit….